Le 15 au matin (7 heures), après
quatre heures de vol nous atterrissons à Nadi vêtues de manteaux, écharpes,
pantalons et chaussures fermées sous une chaleur de 32 degrés, changement
radical, on étouffe !!!! Passage de la douane, récupération des bagages et
nous voilà prises d’assaut par différents Fidjiens et sans trop savoir ce
qu’ils nous veulent nous les écoutons. Nous finissons par comprendre qu’il
s’agit de tours opérateurs une fois installées dans le bureau de l’un d’entre
eux. Vu que nous n’avions rien prévu pour nos deux semaines, nous regardons ce
qu’il nous propose et finissons par booker un tour avec lui, trois îles
différentes en deux semaines : 6 jours à Waya au Nord Ouest, 6 jours à
Mana à l’Ouest et 2 à Beachcomber Island. Nous sortons du bureau de Joe à 16
heures alors que nous y étions entrées aux alentours de midi : « Fiji
time !!! », on apprend à prendre notre temps, c’est les
vacances ! Suite à ça nous prenons un taxi direction l’auberge que nous
avions réservé pour passer la nuit et ressortons pour trouver un supermarché où
acheter de l’eau, de la crème solaire et de l’insecticide car il n’y a aucun
magasin sur les îles. Alors là c’est parti pour la grosse galère, fini la
civilisation : pas de bus à horaire fixe et encore moins d’arrêt de bus,
pas de goudrons sur la « route » ni même de passages cloutés. On se
croirait en Afrique noire, tout le monde nous regarde car blanches de peau et
nous dit : « Bula !! », le bonjour local. Nous nous mettons
sur le bord de la route pour tenter de
prendre un taxi mais à chaque fois (tous les quart d’heure) qu’un s’arrête, on
nous déconseille de le prendre car « trop de charges » (hum c’est
bizarre ici mais on obtempère gentiment). Un autre quart d’heure plus tard, un
bus s’arrête enfin (bus sans fenêtre ici s’il vous plait !) mais il est
plein malgré la dizaine de personnes qui en est sortie (mais où donc se
cachaient-ils ?). Encore un quart d’heure plus tard, second taxi mais
toujours cette histoire de surtaxe (surtaxe en quoi et pourquoi, nous ne savons
toujours pas…) et enfin après plusieurs
passages de bus aussi plein les uns que les autres, on nous dit de
monter dans l’un d’entre eux alors on y va : 50 centimes de dollars
Fidjiens pour nous deux soit 25 centimes d’euros … Une fois installées, nous nous
retrouvons seules blanches à bord et pour ma part, seule blonde, ah ça change
de l’Australie !!! Après une trentaine d’arrêts tous les 5 mètres, on nous dit que
la ville et les magasins sont là, là mais où ??? Nous trouvons
finalement un petit supermarché
rudimentaire, faisons nos courses et ressortons avec la nuit tombée, on ne se
sent pas vraiment en sécurité donc nous nous engouffrons dans le premier taxi
venu (pas de question de surtaxe ou je ne sais pas quoi et nous rentrons à
l’auberge). Concert fidjien local, douche bien méritée et dodo.